Brin de lumière : tout d'abord je tiens a souligner que ce texte fait partie d'un site web canadien dont j'ai imprimé le contenu qui paraissait sous la forme d'une rubrique appelée "Question du mois".
Les propos sont de Chantal Beaupré. Je les ai puisés sur le site <www.ierq.ca>. Mais ce site n'est plus actif à l'heure où je vous parle.
[Début de citation]
Tout d abord, il sera utile de souligne que la timidité fait partie de cette grande famille d’émotions que nous nommerons l’anxiété .de ce fait, que nous parlions de gène, d crainte, d’inquiétude, d’angoisse, de panique, de terreur ou de timidité (pour ne nommer que celles-ci), nous ferons sans cesse référence à cette émotion pénible qu’est l’anxiété,
Puisque les idées qui causent toutes ces émotions sont essentiellement les même .il existe toute fois une différence majeure entre ces mêmes émotions composant la grandes famille de l’anxiété, et elle se trouvera dans l’intensité du ressenti. Il va sans dire que l’épouvante et la frayeur, par exemple, sont des émotions généralement vécues avec beaucoup plus d’amplitude
que l’appréhension, le doute ou la timidité .
Mais quelles sont donc ces idées irréalistes qui causent la timidité, de même que toute autre émotion anxiogène ? Faisant partie de la catégories des émotions composées, lorsque vous etes aux prises avec la timidité, vous devez nécessairement entretenir les deux idées suivantes :
« Un danger ou un ennui me menace. »
« Je suis plus ou moins incapable, impuissant d’y faire fasse. »
La première idée, soit « Un danger ou un ennui me menace « engendrera automatiquement
La peur. Dans le langage de tous les jours, l’anxiété et la peur sont souvent prises l’une pour l’autre. Toutefois, la peur ne possède pas le caractère mordant et si déplaisant de l’anxiété.
D’ailleurs, vous éprouvez de la peur bien plus souvent que vous ne le croyez .Comme l’a si bien expliqué feu Lucien Auger, avec son brin d’humour habituel, « Une idée dans votre esprit vous amène bien logiquement à faire preuve de prudence et de regarder avant de traverser la rue, puisque vous avez en tête la croyance fort réaliste qu’une rencontre entre votre carcasse et un camion se terminerait par la victoire indubitable du camion. Feriez-vous preuve d’autant de prudence (et donc de peur) avant de traverser quelque piste dans le désert, la ou le dernier chameau est passé il y a dix-huit ans ? bien sur que non. »
Lorsque vous éprouvez de la timidité ou , rappelons-le, toute autre émotions anxiogène. non seulement vous avez déjà en tête cette première idée créatrice de la peur, mais s’y ajoute également une deuxième idée, laquelle est génératrice d’impuissance et s’énonce sensiblement en ces termes : « je suis plus ou moins incapable, impuissant d’y faire fasse »
Il est fort intéressant de souligner que lorsque vous ne ressentez que de la peur, vous ne pouvez faire qu’une seule erreur : ce que vous croyez dangereux ne l’est pas, en fait.
Toutefois, lorsque vous éprouvez de la timidité (ou autre émotion anxiogène), vous pouvez faire deux erreurs : ce que vous croyez être dangereux ne l’est pas et, de plus votre capacité d’y faire face utilement peut être plus adéquate que vous ne le croyez.
Comme les émotions demeurent le moteur principal de vos actions, comment vous comportez-vous lorsque vous etes en proie à la timidité ? Certain d’entre vous seront possiblement tentés de prendre la fuite devant l’occasion de leur timidité. Bien que ce moyen ne soit pas entièrement condamnable, il vous privera de la possibilité d’évaluer correctement la dimension du danger et votre véritable degré d’impuissance à son égard. de plus, la fuite en elle-même renforce l’idée que le danger est substantiel et imminent et que vous etes vraiment mal équipe pour l’affronter. Remarquez qu’il ne s’agit nullement de faire face stoïquement à tous les dangers qui se présenteront à vous. mais bien de faire la nette différence entre les dangers réels de ceux qui ne sont pas, et de procéder à une évaluation plus réaliste de votre capacité d’affronter ce que vous redoutez.
Certains d’entre vous seront tentes de se distraire, de penser à autre chose, de faire diversion
devant l’occasion de leur timidité. La encore, ce moyen n’est pas entièrement condamnable, en considérant que la teneur anxiogène de la timidité est relativement peu intense, voir même légère comparativement à la panique ou a l angoisse. Toutefois, vos émotions trouvant leurs source dans vos idées, cette stratégie palliative, un peu comme l’aspirine qui ne guérit rien, mais que certains considèrent comme la plus grande invention de ce siècle pour soulager la souffrance. Autrement dit, comme ce moyen consiste principalement à recouvrir une pensée par une autre, sans jamais extirper la première, il va de soi que les effets obtenus ne seront que temporaires.
D’innombrables d’entre vous auront recours à l’alcool, aux drogues et/ou aux médicaments (souvent avec la complicité des professionnels de la santé) devant l’occasion de leur timidité. Sans condamner en bloc toute usage de ces substances légales ou illégales, il convient notamment de souligner leurs inconvénients considérables au niveau de la dépendance, des
coûts, de l’habitude et des effets secondaires. La encore, la cause de vos émotions se trouvant dans vos idées, voila un autre moyen palliatif, dont les « bienfaits » sur votre timidité ne seront que proportionnels à la durée de la sensation occasionnée par la substance ingérée.
Finalement, la timidité ( ou toute autre émotion de la même famille ) n’est pas sans généralement entraîner des symptômes physique et mentaux bien connus. Boule dans la gorge, bégaiement, sueurs, rougeurs au visage, tremblement, hausse/baisse de la tension artérielle, diminution partielle de la capacité de réfléchir lucidement et de façon réaliste, migraines…tant de manifestation physique et mentales,quoique non mortelles , n’en demeure pas moins désagréables et indésirables.
Mais, demandez-vous, est-il possible de se libérer de la timidité ? le cas échéant, ,comment s’y prendre pour atténuer et/ou même faire disparaître les effets désagréable et nuisibles de cette émotion anxiogène ? Quels peuvent bien être ces dangers si redoutés, à propos desquels nous croyons avoir perdu toute capacité ? C’est ce que je m’appliquerai à examiner avec vous dés le mois prochain.
Prenez soin de vous !
[Fin de citation]